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  • jccajolet

Utilisation de la courbe linaire (linear response)

La courbe linéaire est la sortie directe de la caméra avec une interprétation minimale faite par le programme de production soit par:LightRoom, Capture One et autres.

Certaines caméras auront plusieurs possibilités qui, normalement, se retrouveront dans votre programme comme par exemple ici d’un Leica Sl2 dans Capture One pro ou encore dans le cas de Fujifilm X-T4.



Normalement, le programme de post-production importera les photos en mode Automatique ce qui fait qu’il décide de la meilleure interprétation selon ses critères. Cette courbe qu’il nous propose ne donne pas beaucoup de place à l’interprétation de la photo.

L’on peut croire en travaillant de cette manière que la photo est difficile à replacer dans son contexte ou à retrouver la lumière avec laquelle elle a été prise. Il semble, quelque fois, que l’on doive toucher à tous les boutons disponibles et trop souvent l’on ne pense pas que le programme a déjà interprété la photo pour nous.

Prise de vue


Si la photo a été bien prise et c’est l’élément essentiel pour travailler avec cette courbe “linear response”, il sera très facile de retourner à l’original de la prise de vue ou encore à en faire une interprétation plus artistique

Qu’est-ce qu’une photo bien prise? c’est une photo où la courbe et les niveaux sont correctes et où il n’y aura pas des hautes lumières brûlées ou encore des sections sombres bouchées. Ceci se fait dans la caméra en utilisant l’histogramme qui est dans la majorité de celles-ci. Quelque fois il faudra tricher pour favoriser les sections sombres ou encore pour éviter de brûler des sections plus éclairées qui ne seront pas compatibles avec la composition choisie.





L’une des grandes vérités est de connaître sa caméra et d’expérimenter ce qui peut être récupéré ou ce qui sera définitivement perdu. La courbe démontrée s’avère être idéale mais il est très difficile de demeurer dans l’idéal lorsque, par example, nous serons dans des activités sportives intérieures ou extérieures qui demandent une vitesse de prise de vue due à l’activité qui peut se dérouler très rapidement.

Mais, dans la prise de vue de paysage ou de tout sujet pratiquement statique soit: du portrait à l’oiseau perché sur une branche, il est facile de prendre une seconde et de regarder la courbe de saisie et d’ajuster rapidement celle-ci en variant simplement la vitesse ou l’ISO.

Interprétation de la photo

Voici 3 photos de la prise de vue à la finition.

La première est celle qui a été chargé par l’ordinateur directement à partir du fichier raw.


Comme vous le constatez ce ne sera pas facile d’en sortir quelque chose rapidement et pourtant la courbe de saisie était correcte. Qu’est qui fait que j’obtiens ce résultat alors que ce n’est pas ce que je voyais? c’est simplement l’interprétation qu’en fait le programme avec une courbe automatique.

La suivante est celle que j’ai réussi à interpréter à partir de cette courbe automatique. Je ne suis pas satisfait de ce résultat, il semble que les blancs ne sont pas à point et que les couleurs ne respectent pas ce que je voyais ou encore mieux elles sont exagérées.



Cette dernière est celle où j’ai tout simplement enlever la courbe proposée et travailler moi-même le résultat à partir de la courbe “linear response” ou courbe linéaire. Pourquoi peut-on arriver à de meilleurs résultants dans plusieurs cas?


La courbe linéaire n’appliquera que quelques mineurs changements comme par example si les hautes lumières sont à 255, le système tentera d’utiliser le maximum du raw pour tenter de les limiter. D’autres automatismes seront appliqués comme les corrections d’objectif intégrées dans la caméra qui peuvent être du chromatisme, vignettes, bruit, application d’un minium de ‘sharpening’ etc… L’interprétation des couleurs, de la lumière ne sera pas touchée par une courbe film.

Quelques fois, l’essai des différentes courbes permettra peut-être de découvrir une interprétation intéressante. Particulièrement dans le cas de Fujifilm où cette dernière rend disponible plusieurs courbes se rapportant aux films noir et blanc avec filtres (vert, rouge ou jaune) ou aux films couleurs du temps.



Post-production avec courbe linéaire.


Photo arrive comme ceci avec un ajustement automatique dans Capture One 22. Il reste donc beaucoup d’ouvrage à faire. Avant, j’aurais immédiatement travaillé couleurs et lumières mais

maintenant je commence par utiliser le filtre courbe linéaire (photo du bas). Même photo que celle du haut mais en courbe linéaire, déjà, l’on peut y voir un contenu qui est beaucoup plus près de la réalité ou encore plus près de ce qui a été photographié. De là, l’importance de la saisie de l’image, “garbage in, garbage out”. Si en linéaire ce n’est pas acceptable, il n’y a plus rien à faire pour rendre la photo présentable.


Seconde étape est d’enlever la saturation de couleur ce qui donne une meilleure vision de lumière ce qui permettra un ajustement de l’histogramme.



Voici l’ajustement de l’histogramme:

Le résultat après les ajustements de la lumière: les hautes lumières (-2), ombre (17), exposition (1.26), contrast (1), brillance (8), clarté (11), structure (33), sharpness.



Maintenant ajoutons la couleur: la saturation est (2) sur 100. C’est tout ce qui a été fait avec la couleur,

lorsque la lumière est équilibrée et les contrastes balancés, l’application de la couleur est sans surprise et le résultat est dès plus naturel ou encore tel que photographié si c’est ce qui est voulu.

Cette méthode permet aussi de laisser l’artiste parler à sa façon mais avec un meilleur contrôle puisqu’il travaille avec ce qui a été saisie lors de la prise de vue, c’est sa vision qu’il travaille et non celle du programme.

Ce travail n’est pas fait pour sortir 200 photos dans une après-midi mais pour développer une photo que l’on peut encadrer ou encore envoyer à un concours.

Il y a beaucoup d’autres possibilités qui nous sont offertes dans Capture One Pro 22, c’est vraiment un programme pour le développement d’un photo et il laisse une place raisonnable à la création. Son apprentissage n’est pas très compliqué mais, dans un premier temps, il faut savoir ce que l’on veut faire avec sa photo avant même de pousser le premier bouton et, en second lieu, de comprendre les histogrammes, les niveaux et finalement le travail de chacun des boutons sur la photo.

Espérant ceci vous avoir donné le goût d’aller plus loin dans l’interprétation de vos photos ou encore mieux vous avoir suggéré une solution pour certaines photos qui semblaient difficiles à travailler.


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